Seigneur, je ne sais pas quoi te demander. Toi seul sais ce dont j'ai besoin. Tu m'aimes plus que je ne peux m'aimer moi-même.
Père, donne à ton serviteur ce que je ne peux pas demander moi-même. Je n'ose demander ni la croix ni la consolation : je me tiens seulement devant Toi. Mon cœur est ouvert à toi ; Vous voyez des besoins que je ne connais pas. Voyez et créez selon Ta miséricorde. Frappez et guérissez, faites-moi tomber et relevez-moi. Je suis impressionné et silencieux devant Ta sainte volonté et Tes destinées, incompréhensibles pour moi.
Je m'offre à Toi en sacrifice. Je n'ai pas d'autre désir que celui de faire Ta volonté. Apprends-moi à prier. Priez en moi vous-même ! Amen.
***
Le 16 juin 1849, la fille de sept ans de l'héritier du trône, le futur empereur Alexandre II, la grande-duchesse Alexandra Alexandrovna, décède. Ils se tournèrent vers saint Philarète pour lui demander d'indiquer une sorte de prière avec laquelle la mère inconsolable pourrait se fortifier.
La prière envoyée à l'impératrice devint plus tard connue sous le nom de «Prière quotidienne du métropolite Philaret», et sous ce nom elle fut rééditée à plusieurs reprises avant la révolution et de nos jours.
Pendant ce temps, son texte n’appartient pas du tout au saint. La prière est une traduction de la méditation de Fénelon sur le texte de l’Évangile de Luc « Seigneur, apprends-nous à prier… » (Luc 11 : 1)… Lire la suite…
* Livre de prières orthodoxe. - M. : Maison d'édition du complexe moscovite de la Sainte Trinité Sergius Lavra, 2012. - 768 p.